
Aujourd'hui "Indiana Jones and the Kingdom of Crystal Skull" de Steven Spielberg. L'histoire : En 1957, pendant la Guerre Froide, date à laquelle Indy (Harrison ford) va sortir de sa retraite pour aller s'emparer une relique sud-américaine aux incroyables pouvoirs supernaturels. Dans sa quête pour le Crâne de Cristal, il devra faire face à de nombreux concurrents, parmi lesquels des agents de l'URSS (dont la redoutable agent Spalko (Cate Blanchett) et un archéologue rival ignorant le sens du mot éthique (Ray Winstone). Du Mexique au Pérou, ce sera l'aventure de tous les dangers pour Indiana et surtout une aventure qui lui permettra de retrouver Marion Ravenwood (Karen Allen) et de rencontrer son fils (Shia LaBoeuf)...
Bon alors qu’en est il du retour du plus grand aventurier de l’histoire du cinéma. Après 19 ans d’absence on l’attendait comme le messie et autant dire que la déception est immense. Je ne vais pas passer par 4 chemins, ‘’Indy 4’’ est complètement raté. Jamais Spielberg n’aurait dût attendre autant de temps afin de remettre en scène ce quatrième opus. Il a bien trop vieillit et ne semble plus capable de réaliser ce genre de film et encore moins d’y insuffler la magie d’antant. Primo même si le concept d’un Indy vieillissant était séduisant (avait on le choix ?) je dois avouer que de voir un Indy voûté, et énumérant certaines répliques avec autant de conviction qu’un abri bus (en tout cas sur le début du film) ça fait mal. Les situations sont parfois impressionnantes, mais s’enchaîne dans un tel chaos de temporalité qu’on y prend même pas plaisir, les scènes sont longuettes, les acteurs blablattent sans cesse pour ne rien dire, les trois quarts des évènements sont à demi expliqués ce qui crée un film sans queue ni tête. Les personnages sont d’une certaines façons survolés, comme la méchante Spalko dont on n’arrive même pas a comprendre la présence avec son commando en pleine guerre froide sur le territoire américain. Oui je sais c’est du Indy, mais merde il y a un minimum. Les buts de celles ci à part contrôler la puissance et le savoir des crânes aliens de cristal sont vagues si ce n’est que vouloir tout savoir pour faire triompher Staline. Les méchants sont tout juste au nombre de 20 jamais de vrais chefs, on les croirait abandonnés de leur commandement. Les retrouvailles Marion Ravenwood et Indy sont complètement bâclés, on dirait qu’ils se sont quittés pour l’heure du thé. Quand à la révélation super cachée et pourtant si évidente du film a savoir que Indy a un fils, elle aussi est torchée. Seul le personnage de Shia La Bœuf est intéressant, mais une fois de plus à la moitié du film il est sous exploité. Un des autres gros problèmes du film c’est un rythme quasi gériatrique, des vannes qui tombent presque tout le temps à plat et des références au précédents qui sont complètement tirées par les cheveux et semble t’il forcées. Reste le manque flagrant du regretté Marcus Brody (Denohlm Elliot décédé en 91) et de Salah (John Rhys Davis). Le personnage de Mac (Ray Winstone) est caricatural au plus haut point et ça en est ridicule. En fait on se croirait devant un gros fan film trop long et bourrée de fric, mais vu que c’est une grosse production de Spielberg ça ne passe pas du tout, par ce que déjà le scénar est nase et mal exploitée, on ne voyage quasiment pas, c’est souvent tourné dans des décors étriqués, les images de synthèses (souvent foirées) foisonnent (les marmottes rigolotes et les singes) et surtout l’ensemble fait très pauvre. De plus le mélange SF aventure ne prend pas du coup le délire roswellien ets completement oblitéré au profit d'une intrique digne d'une série TV. Mis à part une scène de bombe atomique spectaculaire et un où deux trucs, il n’y a rien à sauver, on en arrive parfois même à avoir envie de se retaper les ‘’Alan Quatermain’’ avec Chamberlain. Je vous assure que j’en rêvais de cet Indy 4, mais qu’à la sortie, c’est les larmes aux yeux que je me suis retrouvé. On aura beau critiquer les 3 premiers épisodes de ‘’Star Wars’’ de Lucas, mais au moins tout n’était pas à jeter. C’est triste à dire mais Spielberg a pour le coup vraiment perdu son âme d’enfant et espérons que le 5 éme épisode prenne compte des erreurs du 4 éme afin de ne pas se retrouver a faire honte aux fans. Et dire que Spielberg a attendu d'avoir un bon scénario, et bé j'ose pas imaginer comment étaient ceux qu'ils qualifiait de mauvais. En fait c'est plus la mise en scène et un montage mou du genou auxquels on ajoute un tournage express qui sont les fautifs. Oui il aurait été bon de retrouver Indy, son chapeau et son fouet, mais c’est un ersatz vieillissant et qui n’y croit pas vraiment. Dommage ! Vraiment ! Steven Spielberg reste malgré ce faux pas l'un des plus grand réals de l'histoire du cinéma et l'homme qui m'a fait aimer le ciné quand j'étais enfant. On a tous droit à l'érreur ! Mais... Pas sur Indy tout de même ! Booooooooooooo !
plus sérieusement je dois le voir prochainement
je l'attend aussi comme le messie mais non, mais si (honte à moi)
j'ai lu plein de critiques négatives, et j'ai un gros doute tout à coup. Vaut il la peine d'être vu ?
je sais qu'il y a le "chacun son avis etc...." mais l'affaire a l'air d'être mal embarquée
la question de fond est la suivante : peut on vivre éternellement avec son passé ?