Aujourd'hui "Postal" de Uwe Boll. L'histoire : Un postier humilié et maltraité de la mal-nommée ville Paradise se retrouve à la porte à cause des dépenses de son ex-femme. Il trouve refuge chez
son oncle, gourou local, tout aussi fauché que lui. Les deux losers envisagent de se remettre à flot en commettant des vols dans le parc d'attraction du coin, mais malheureusement pour eux, une
armée de Talibans vient de débarquer en ville avec la même idée. Menés par Ben Laden lui même...
Après une longue attente j'ai enfin fini par visionner l'adaptation filmique du formidable jeu vidéo "Postal" réalisée par le tâcheron teuton Uwe Boll. Il est vrai que aux vues des premiers
extraits du film "Postal" donnaient vraiment envie, uwe Boll qui une fois de plus je le répète n'est pas un mauvais réalisateur, mais seulement un réal qui enquille les tournage en torchant plus
où moins ses films. Car à la vue de son film "Heart of america" il est évident que Boll est capable de bien faire, mais malheureusement ce grand mégalomane rédige lui même ses scripts qui sont
souvent fort indigestes. Fort enclins aux économies de bout de chandelles. Et c"'est malheureusement le cas de ce "Postal" qui démarre sur les chapeaux de roues et qui d'un coup perd son rythme.
Il faut donc à Uwe Boll plus de 20 minutes pour exposer et présenter son personnage principale alors qu'il en aurait fallut 5. Ensuite il li arrive de sortir de sa lente torpeur pour des passages
bien speed et fort en provoque gratuite. Je dis gratuite car pour le coup il ferait passer Troma pour des modèles de bienséance. Et c'est en fait vraiment là que le bas blesse. Car si la firme
Troma peut se permettre à l'instar des créateurs de "South Park" peuvent se moquer de tout et sans retenue c'est par ce qu'elles ont le talent pour le faire. Et Boll n'a malheureusement
qu'un humour teuton infantile, bêta digne des mauvaises comédies françaises des 70's 80's genre Pecas , Claire où les charlot, le tout saupoudré d'un max de provoque gratuite et mal placée. Du
coup on aimerai bien rire mais on ne rit pas et durant une longue heure et demie on assiste à un carnage d'enfant, a des blagues mysogines ridicule (et pourtant j'aime les blagues
misogynes), des gags galvaudés au plus haut points à faire passer Bigard pour Deproges. Non franchement dommage, car l'idée de Boll à la base est bonne, mais pour des raisons économiques
évidentes, il façonne son propre scénar autour de deux où trois lieux uniques et ne respecte pas les milles et unes possibilités qu'offrait le jeu vidéo interdit. Mais bon, même si il faut le
dire "Postal" est une purge, tout n'est pas à jeter dedans, car si le scénar est mou au possible , Boll reste un bon technicien et sait s'entourer d'une bonne équipe, aussi bien technique qu'au
niveau des acteurs. "Postal" bénéficie une fois de plus d'un bon casting à commencer par le sympathique Zack ward interprété du Postal Dude le héros du film et d'une flopée d'habitués des
productions Boll comme Michael Paré, JK Simmons ou Ralph Moeller. Mais bon un autre truc reste gênant le traitement infligé à l'acteur Verne Troyer le Mini Moi d'"Austin Powers"qui même si il se
prend à la dérision a un rôle stéréotype et dégradant. On en est gêné au bout d'un moment. Boll fait même une longue apparition dans son propre rôle en promoteur d'un parc à thème sur l'Allemagne
mettant en valeur l'alcoolisme, le sexe et le nazisme. Si je doit saluer l'incroyable ressemblance de l'acteur Brent Mendenhall avec Georges W Bush dont il est le parfait sosie. Et
oui je sais c'est douteux, mais surtout dans la façon dont c'est fait. Enfin bon "Postal" bénéficie cependant de superbes explosions dignes de celles des actionners des 80's. Mais bon rien n'y
fait ¨Postal" décolle bien, mais se crache aussi surement et rapidement que l'avion du World Trade center qui ouvre de façon désopilante (et c'est presque la seul fois) cette sombre et triste
farce. "Postal" prouve qu'on peut rire de tout à condition d'avoir la finesse de le faire. Boll se devrait si il envisage un "Postal 2" de visionner "Groland", "South Park", et les premiers
"Troma" afin de donner à son film ce qui lui manque. Mais bon il faudrait surtout qu'au lieu d'enfiler les tournages (plus de 4 par ans) à une allure incroyable, il ferait mieux d'en
pondre un où deux et bien torchés. Dommage car "Postal" était très attendu par votre Triox qui bien qu'il adore la provoque et le mauvais goût au cinéma et à la TV est fort déçu par cette
gaudriole ringarde et surtout au potentiel sous exploité.... En attendant un "Postal 2" bien scénarisé" je pleure ce ratage et surtout ce foutage de gueule Bollien qui fait descendre ce gros con
prétentieux du pied d'éstal complaisant sur lequel je l'avai placé par tendresse et humour. Booooooooooooo !
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